Dans une semaine, mon fils part en voyage scolaire en autobus et je suis très inquiète qui lui arrive un malheur.

Suite à cet accident de car, il est normal que vous vous inquiétiez pour votre enfant qui devra prendre un autobus. La mort des 28 personnes à Sierre nous rappelle la fragilité de la vie et que malgré des attitudes et des systèmes de prévention, le risque zéro n’existe pas. Cet accident ne nous dit cependant pas que les transports coll (...)

Cette nuit, mon fils a fait un cauchemar où il était lui-même à bord d’un car qui a eu un accident. J’ai peur qu’il soit traumatisé par cet accident qui s’est passé en Suisse.

Que dans les premiers jours d'un tel événement, un enfant fasse un cauchemar, ce n’est pas inquiétant en soi. La télévision nous montre les images de l’accident en boucle et forcément nous y pensons pendant la journée et nous pouvons en rêver la nuit, voire faire des cauchemars.  Le cauchemar de votre enfant ou la frayeur qu’il a (...)

Cet accident de car a réveillé en moi les souvenirs d’un accident de voiture où j’ai été fortement blessé, depuis lors je me sens mal.

Parfois, certains événements réveillent de vieilles blessures du passé qui mettent du temps à cicatriser.  Votre accident de voiture vous a peut-être fortement bouleversé à l’époque, et cette blessure invisible remonte à la surface. Il se peut qu’alors les circonstances ne vous ont pas permis de donner de l’attention à vos émotio (...)

Ce matin, ma fille de 7 ans m’a dit que les enfants meurent lorsqu’ils montent dans un car et elle ne veut plus monter dans un car…

Écoutez ce que votre enfant a à vous dire à propos de ses craintes, ses émotions et ses réflexions sur ce qui est arrivé. En suivant son raisonnement, vous verrez quelle connexion elle fait entre l’accident de Sierre et le danger absolu qu’elle voit dans les autocars. Il est probable que sa crainte est moins liée aux autocars qu’à  l (...)

Un(e) de mes collègues de travail a perdu un enfant dans cet accident. Je ne sais pas comment faire pour lui témoigner de la sympathie.

En effet il est parfois difficile de bien combiner des relations de travail avec l’intensité de l’expérience qu’est la mort d’un enfant. Le premier degré est sans doute d’exprimer votre sympathie ou vos condoléances à votre collègue. Ceci peut se faire de vive voix ou par écrit. Ceci donnera un signe à votre collègue de la bie (...)

Mon enfant vient de perdre son camarade dans l’accident de Sierre, il pleure et quelques secondes après, il se met à jouer. Je trouve cela bizarre comme comportement.

L’enfant peut avoir des réactions très diverses lorsqu’il perd un être chers. Une  réaction fréquente est qu’il peut changer très rapidement d’états affectifs. Soudainement,  il est très triste et pleure, une fois que sa tristesse est exprimée, elle s’estompe rapidement et il commence à jouer comme si de rien n’était. Une h (...)

Quand est ce que je dois consulter un spécialiste avec mon enfant ?

C’est une question très délicate. Suite à un événement bouleversant ou un deuil, les enfants peuvent passer par toute une série de réactions qui peuvent être considérées comme normales. Ces réactions varient suivant l’âge de l’enfant et la nature de l’événement qu’ils ont traversé.  Les réactions les plus fréquente (...)

Il y a des images de blessés et de la pagaille après la fusillade qui me reviennent sans cesse. Que faire pour que ça parte ?

Tout se passe comme si ce défilement d’images était précisément là pour que les émotions puissent être évacuées. C’est un phénomène sur lequel nous n’avons quasi pas de prise. Et c’est justement perturbant. Ce qui aide parfois c’est de pouvoir associer des émotions à ces images ou de pouvoir dire à d’autres qu’on est pou (...)

Mes enfants étaient Place Saint-Lambert, ils en sont revenus à la hâte et plutôt silencieux. Dois-je faire quelque chose pour les aider ? Souffrent-ils en silence ?

Votre respect de leur situation est certainement positif. Si vous les respectez silencieusement, comprennent-ils le fond de votre attitude ? Vous pourriez leur dire en quelques mots que vous savez qu’ils ont vécu des moments difficiles, que vous souhaitez savoir s’ils souffrent de ce qu’ils ont vu et que vous êtes disponible pour en parler (...)

Est-il préférable de parler de ces choses pour les évacuer de soi ou vaut-il mieux les taire et oublier?

Il y a des personnes qui assimilent en silence et s’appuient sur une « digestion intérieure »  tandis que d’autres ont besoin de parler et parfois de beaucoup en parler. D’autres chantent, écrivent dans leur journal ou font de la poterie ou des bijoux!  Ce qui compte c’est de faire ce qui vous convient, qui vous fait du bien. Parfoi (...)